À la Chapelle‑d’Armentières, Bloom végétal redonne une seconde vie aux plantes. Dans ce refuge pour plantes abîmées, Elise Albrecht recueille, soigne et redonne vie à des milliers de végétaux avant de les revendre à prix réduit.
C’est dans une ancienne salle de sport qu’Élise Albrecht, fondatrice de Bloom Végétal a installé ses plantes qui se comptent par milliers à La Chapelle d’Armentières. Dans sa serre, les rangées de pots d’orchidées, de cactus, ficus, chaque plante raconte une histoire : « Les plantes viennent parfois de particuliers, par exemple, j’ai une plante qui m’a été récemment donnée parce qu’elle dépérissait chez sa propriétaire. D’autres arrivent parce qu’elles ne sont pas compatibles avec les animaux », explique Élise. Bloom Végétal est un refuge pour les plantes oubliées, fatiguées ou condamnées à la benne.
Un atelier en guise d’hôpital des plantes pour redonner vie aux végétaux
Lorsque les plantes arrivent, elles n’arrivent pas toujours en très bon état. Pour les transformer en fleurs fraîches, c’est dans un atelier, situé à l’arrière de la ressourcerie que les végétaux prennent vie. Élise ausculte les plantes, coupe les tiges malades et traite les parasites : « En général, toutes les plantes qu’on me donne passent ici, elles vont en quarantaine. Je les analyse attentivement car certaines sont attaquées par des champignons ou des insectes. La quarantaine évite toute contamination. Pour les traiter, j’utilise du vinaigre. L’idée, c’est ensuite de les rempoter avant qu’elles rejoignent leurs petites copines », dit-elle les mains plongées dans la terre.
Bloom Végétal ne se contente pas de recevoir les dons, l’atelier rachète aussi les invendus, les surplus ou aux enchères. L’objectif est clair : sauver et revaloriser les plantes destinées à l’abandon afin d’être revendue à prix réduit. Par exemple, dans sa serre une orchidée affiche sept euros. C’est deux fois moins que dans une jardinerie classique. Et le concept séduit comme une mère et sa fille repartant avec un pot de doronic jaune tout juste entrain de fleurir : « Ce qu’on paierait six euros ailleurs, ici on l’a à deux euros vingt. C’est une très bonne chose, et puis redonner une seconde vie à ces plantes, c’est tout simplement merveilleux », confient-elles.