Festival Séries Mania : L’escape Game de la SNCF roule sur les rails du succès

À Lille, pour célébrer leur col­la­bo­ra­tion avec le festival Séries Mania (20−27 mars 2026), la SNCF Voyageurs a proposé, le temps d’un week-​end, un jeu d’enquête grandeur nature à bord d’un train de nuit. Les fes­ti­va­liers ont embarqué dans des décors inspirés de séries cultes, à la recherche d’antagonistes emblé­ma­tiques du petit écran.

Les visiteurs s’ag­glu­tinent pour jouer au premier escape SNCF Voyageur (©Thibault Serre)

« Vous avez 25 minutes pour répondre aux énigmes. Je vous propose d’avancer vers les com­par­ti­ments sur votre gauche. Bonne chance. » C’est dans une ambiance presque lugubre que les fes­ti­va­liers de Séries Mania ont commencé l’escape Game SNCF Voyageurs. Mis en scène pour la première fois, cet escape Game est le fruit de la col­la­bo­ra­tion entre la compagnie fer­ro­viaire et le festival Séries Mania, l’un des plus grands évé­ne­ments d’Europe dédiés aux séries télé­vi­sées. L’événement, qui attire chaque année plus de 100 000 visiteurs, tend à diver­si­fier son public en proposant des expé­riences immersives.

Pour 2026, l’é­vé­ne­ment met à l’honneur les anta­go­nistes à travers l’exposition « Même pas peur ! : la passion des méchants ». Hannibal, Dexter ou encore Dracula, ce jeu retrace la fas­ci­na­tion des fans pour les figures mal­veillantes des séries. Dans chaque empla­ce­ments, les posters de ces icônes du mal accom­pagnent les par­ti­ci­pants dans des décors réalistes et par­ti­cu­liè­re­ment maîtrisés. « La création d’un tel jeu prend environ quelques mois, le temps de concevoir les décors et de trouver le matériel. Pour la mise en place, nous avons commencé mardi pour être prêts ce week-​end », explique Jessica, une salariée de la SNCF qui, pour l’occasion, est devenue la maîtresse du jeu. 

Les visiteurs découvrent la trans­for­ma­tion du wagon en scène de crime (© Thibault Serre)

Un escape Game réussi 

Les règles du jeu sont simples. Les équipes, de 4 à 6 membres par session, se suivent par séquence de 30 minutes. Les réser­va­tions, rendus obli­ga­toire suite au nombre croissant de joueurs, per­mettent aux visiteurs d’ex­plo­rer de fond en comble les mystères que le wagon cache. Pas de gagnant, seulement le plaisir et l’esprit de cama­ra­de­rie sont les bienvenus à bord. Aménagés à bord d’une voiture de train de nuit, les parcelles du wagon ont été trans­for­mées en décor de fiction, inspiré des séries les plus cultes. Sur place, l’espace manque. La lumière aussi. Les quatre candidats se déplacent en petit groupe, tête baissée, com­mu­ni­quant à tour de rôle leur avancée. Chacun doit retrouver des indices sur les méchants emblé­ma­tiques des séries télé­vi­sées. Si Hugo et Gabriel découvrent pour la première fois ce type de jeu, la chance du débutant est de leur côté. « J’ai fait un remix au hasard avec les couleurs et ça a marché. »  

Équipés de leur lampe torche, les par­ti­ci­pants pour­suivent leur route dans les cabines sombres du wagon. Des bougies lumi­neuses et rou­geâtres éclairent les potions magiques, utilisées pour chasser les monstres. Pourtant, rien n’est moins facile. Dix minutes passent sans que ces derniers n’avancent. « C’est écrit en morse. C’est quoi le lien dans tout ça ? » s’inquiète Sophia, une autre par­ti­ci­pante du jeu. « On sait qu’il faut retrouver un vampire », affirme Hugo en fixant les écritures ensan­glan­tées.Les fes­ti­va­liers col­la­borent pour résoudre les énigmes. (©Thibault Serre)

Un jeu d’équipe qui séduit les Lillois

« Vous n’avez pas du tout fini, il vous faut com­mu­ni­quer. Est-​ce que vous avez fait un tour des prénoms avant de commencer ? » Face aux dif­fi­cul­tés, l’employée inter­vient dis­crè­te­ment pour aider les jeunes fes­ti­va­liers. Il ne leur reste que dix minutes. Pour beaucoup, le jeu est une nouveauté. « C’est la première fois qu’on joue à ce genre de jeu. Je pense que ça s’est vu », s’en amuse Hugo. L’expérience se compose de trois com­par­ti­ments distincts , scé­na­ri­sés selon les classes d’âge. À chaque étape, on retrouve une ambiance glauque et sombre pour garantir l’immersion.

Outre le jeu d’enquête, sur la voie 9 de la gare Lille Flandres où est installé Le Studio SNCF Voyageurs, des pro­jec­tions de séries en avant‑première ont été pro­gram­mées dans une voiture cinéma. On retrouve notamment des séries inédites comme « The Testaments », une série amé­ri­caine dys­to­pique présentée en ouverture de l’événement ou encore les premiers épisodes de « Lucky Luke », une adap­ta­tion en série du célèbre western inter­prété par Alban Lenoir, dévoilé en première mondiale.

Finalement, après 25 minutes de tension et de rires, ils sortent de cette aventure comblés. « Cela m’a donné envie d’en refaire. On va découvrir les autres main­te­nant qu’on sait comment ça fonc­tionne. » Une expé­rience inou­bliable qui en appelle d’autres.

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