La braderie de Lille : une tradition chez les étudiants

La braderie de Lille, plus grand marché aux puces d’Europe, est un événement prisé. Depuis plus de cinq cents ans (la première trace écrite daterait de 1127), des millions d’in­di­vi­dus – Français et étrangers – par­courent les rues de la ville, à la recherche d’une bonne affaire. Parmi eux, des étudiants. Qu’ils soient de sortie pour trouver la perle rare ou pour boire un verre, la braderie est, pour certains, obligatoire…

Il n’est pas rare de voir, la veille de la braderie, des centaines d’é­tu­diants débarquer à Lille. Sac sur le dos, ils rejoignent des amis ou des membres de la famille habitant la métropole, à qui ils emprun­te­ront un lit ou le canapé, le temps d’une ou deux nuits.

« Je me réservais toujours du temps libre »

Car pas question de louper la braderie ! Alix, 21 ans, est étudiante à l’EFFICOM de Lille. Lilloise depuis l’âge de ses six ans, elle n’a depuis, jamais loupé une seule édition. « J’y suis toujours allée, que ce soit en famille ou avec des amis. Je peux y rester des heures, tout comme je peux n’y faire qu’un petit tour. Ça varie » explique-t-elle.
Ce qu’elle apprécie par­ti­cu­liè­re­ment : la décou­verte d’objets insolites, l’am­biance festive du soir, et vivre ce moment avec des proches. « Avant, je me réservais toujours du temps libre pour le week-​end de la braderie. Je le notais dans mon agenda. Maintenant, je ne le fais plus, mais j’essaye quand même de me rendre dis­po­nible » rapporte l’é­tu­diante, qui profite habi­tuel­le­ment de l’é­vé­ne­ment pour se mettre en chasse de vêtements à bas prix. « Chaque année, je rentre chez moi avec un nouveau jean » admet-elle.

Le moyen d’a­mé­na­ger à bas prix

Toujours dans l’optique de faire de bonnes affaires, d’autres étudiants profitent de ce weekend de septembre pour finir d’a­mé­na­ger les logements où ils passeront l’année. « Je compte m’y rendre avec l’une de mes colo­ca­taires » raconte Mélissa, 24 ans, étudiante à l’u­ni­ver­sité catho­lique de Lille. « Elle est à recherche d’un miroir. De mon côté je n’ai pas d’idées précises, mais j’aimerai trouver de quoi décorer ma chambre » explique-​t-​elle. Si l’année dernière les deux colo­ca­taires n’ont pas réel­le­ment profité de la braderie, ce weekend, elles comptent bien en faire autrement. Le soir, « nous revien­drons dans le centre pour faire un tour à la foire et un boire un verre » certifie Mélissa.

« Ils disaient que c’était l’é­vé­ne­ment à ne pas rater »

Nouvelle Lilloise, Amandine, 17 ans, espère aussi profiter de la braderie. Fraîchement diplômée du bac­ca­lau­réat, elle vient de quitter le foyer familial, situé en région pari­sienne, pour entamer un cursus à l’u­ni­ver­sité de Lille. « J’avais déjà entendu parler de la braderie sur les réseaux sociaux. Beaucoup d’é­tu­diants disaient que c’était l’é­vé­ne­ment à ne pas rater. Donc quand je suis arrivée, je me suis ren­sei­gnée » raconte l’a­do­les­cente. Impatiente d’as­sis­ter à sa première braderie, Amandine a invité pour l’oc­ca­sion ses deux meilleures amies, qui étudient à Paris.
« Comme c’est la rentrée, nous avons toutes les trois besoin de babioles. Personnellement, j’aimerai trouver des bijoux, des disques vinyle et un sac pour mes cours » énumère-​t-​elle, sourire aux lèvres. Amatrice de brocantes, Amandine en est convain­cue : la braderie de Lille sera source de belles surprises.

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