Pour sa seconde édition, la Braderie du vélo a réuni de nombreux passionnés dans une ambiance chaleureuse en plein centre du STAB Vélodrome de Roubaix. Cet évènement sonne aussi le point de départ d’une magnifique période de cyclisme dans le Nord avec en point d’orgue Paris-Roubaix dans deux semaines.
Dans un décor aussi exceptionnel qu’inhabituel, la grande braderie du vélo s’est tenue ce dimanche 29 mars. Le choix du lieu n’est pas anodin : le vélodrome de Roubaix, qui jouxte l’historique vélodrome André Pétrieux inauguré en 1936, incarne à lui seul l’attachement profond de la ville à la petite reine. Car Roubaix, c’est avant tout « L’Enfer du Nord » , une des classiques les plus prestigieuses du cyclisme mondial, qui a depuis longtemps hissé la ville au rang de capitale du vélo dans l’Hexagone. Et comme tous les ans, la course revient en avril. Elle se déroulera dans moins de deux semaines, le 12 avril prochain.
Un repère de passionnés
Tout au long de la journée, la braderie a proposé des activités pour petits et grands, dont des visites guidées dans les coulisses du vélodrome, comme les mythiques douches que les coureurs de la classique utilisaient et utilisent encore pour se débarrasser de la poussière et de la boue qui les couvrent. Pour les plus courageux, des baptêmes sur la piste étaient également proposés, l’occasion de se frotter aux deux virages de ce circuit en bois, qui peuvent atteindre jusqu’à 44 degrés d’inclinaison. De quoi impressionner même les habitués.
C’est donc un vrai lieu de convivialité, pensé pour tous, même si les passionnés y étaient largement majoritaires. Parmi eux, Benoît et Nathalie, fidèles de longue date, tenaient un stand dans le vélodrome. Pour ce couple, la braderie marque avant tout le début d’une belle saison : « Le mois d’avril, c’est changement de décor » , rapporte Benoît. C’est pour lui le départ d’autre chose dans une saison rythmée par deux disciplines bien distinctes : « D’octobre à avril, on fait que de la piste, et d’avril à septembre, on fait que de la route. » Son t‑shirt estampillé « Paris-Roubaix » ne laisse aucun doute sur son attachement à la classique. Et pour cause, il en est un habitué : « J’habite sur le secteur pavé numéro 15 du Paris-Roubaix, Saré Rosière. C’est à 400 mètres de chez moi à pied. » Mais le vélo, pour eux, ce n’est pas que regarder, c’est aussi un moment de partage et de convivialité : « On en profite pour faire un peu la fête avec les amis qui viennent de l’extérieur. Manger sur la fan zone, regarder le déroulement sur les écrans géants et voir passer les coureurs devant nous. »
Un dimanche bien rempli !
La braderie du vélodrome n’était pas le seul rendez-vous cycliste de la journée. Le vélo club de Roubaix cyclotourisme proposait au départ du parc des sports de la vie des randonnées sur la véloroute de Paris-Roubaix : 20 km vers Willems pour affronter le pavé de Hem, ou 35 km vers Camphin-en-Pévèle pour faire vivre aux cyclistes du dimanche un concentré des secteurs légendaires de la classique. À Hem, la ferme du partage les accueillait pour un ravitaillement gourmand avec dégustation de jus locaux. Au départ de la gare de Templeuve-en-Pévèle, un circuit de 34 km en autonomie permettait de découvrir la Pévèle Carembault et ses pavés mythiques, dont le carrefour de l’Arbre. Enfin, à Villeneuve-d’Ascq, le musée de plein air mettait le vélo à l’honneur toute la journée, avec la présence d’une exposition.
Le mois d’avril, comme vous avez pu le lire, est très attendu par tous les mordus de la route. Et dans le Nord, on sait comme se préparer à affronter les pavés et les célébrer. Il ne manque plus que les coureurs désormais !