La fête du vélo est lancée avec les ani­ma­tions sur la vélo-​route du Paris-Roubaix

Douze jours avant le début de la mythique course entre Compiègne et le vélodrome de Roubaix, la vélo-​route qui relie la gare de Valenciennes et le vélodrome s’est animée ce dimanche 29 mars. Quatre parcours inédits étaient à faire entre amis et en famille.

Ouverte en octobre dernier, la vélo-​route permet aux cyclistes amateurs de relier Valenciennes à l’arrivée de l’Enfer du Nord. Un circuit de près de 95 kilo­mètres qui permet de vivre, un peu, ce qu’endurent les cyclistes lors de l’épreuve. Une expé­rience encore assez confi­den­tielle pour les certains amateurs comme Boris : « Je connais­sais la vélo-​route mais je ne savais pas qu’elle était tota­le­ment ouverte. J’aimerais beaucoup la faire en plus je travaille à Valenciennes donc c’est très sym­pa­thique d’organiser cela. En revanche personne n’en parle autour de moi, c’est dommage. » Ce dimanche, des ani­ma­tions le long du parcours étaient orga­ni­sées pour fêter la course et le vélo.

Des parcours de champions

Tout d’abord, pour rester dans la course, quatre parcours étaient à découvrir à travers la Trouée d’Arenberg. Le passage pavé le plus connu des Flandres s’ouvrait aux amateurs. Le départ, donné au Port de plaisance du Valescaut, était aussi l’occasion de se préparer soi-​même un smoothie pour faire le plein d’énergie. Cette première partie dans le village précédant la Trouée laissait ensuite place, dans un second parcours aux pavés les plus connus du monde. Pour Fabrice, cycliste amateur rencontré à Roubaix, cela était l’occasion de se prendre au jeu de la course : « Je viens de faire la Trouée d’Arenberg et je me sens comme Matthieu van der Poel ou Eddy Merckx. C’est épuisant mais j’ai envie de recom­men­cer une deuxième fois. »

Mais ce n’est pas tout. A Templeuve-​en-​Pévèle, les curieux ont pu par­ti­ci­per à une chasse au trésor pour découvrir la Pévèle Carembault à vélo. L’occasion de faire le plein d’anecdotes sur les moments marquant de la course. Le quatrième parcours, de Roubaix à Pévèle, per­met­tait de vivre un concentré de la course qui aura lieu dans quinze jours. Les amateurs étaient nombreux sur les routes des Flandres pour tenter d’imiter les champions.

Des ani­ma­tions dynamiques

Les col­la­tions étaient offertes le long des parcours ce qui n’a pas manqué de réjouir Fabrice : « C’est vraiment génial de faire découvrir la course de cette façon avec beaucoup de parties ouvertes au public. Cela met vraiment en avant la jeune vélo-​route. Pour les enfants, c’est vraiment pas­sion­nant. » Entre les expli­ca­tions des guides et les modèles d’exposition, les visiteurs ont aussi pu découvrir le musée de Plein Air de Villeneuve d’Ascq. Les vélos d’antan exposés per­met­taient de montrer l’évolution du cyclisme depuis la création de Paris-​Roubaix en 1896.

Le mythique vélodrome de Roubaix était en fête ce week-​end © Rémi Rousseau

Un bonheur pour Aline qui y amenait ses petits-​enfants : « C’est la première fois que je les emmène ici et comme ils adorent le vélo, je me suis dit que c’était une bonne idée. C’est le cas parce qu’ils sont fascinés par tous ces vélos. » La sexa­gé­naire nous confie ne pas être elle-​même une très grande amatrice de cyclisme mais elle ajoute : « Je le fais pour eux et puis il s’agit du patri­moine de notre région donc c’est important qu’ils s’y inté­ressent. »

Une braderie pour les bonnes affaires

Au Vélodrome de Roubaix, là où les cyclistes terminent la course, était organisée la seconde édition de la Braderie du Vélo. Dans le STAB Vélodrome qui jouxte la piste mythique en plein air, une centaine d’exposants mettaient en vente des vélos et des objets vintages du cyclisme. Les pistards pouvaient aussi tourner en même temps. Pourtant, tous ne savaient pas que la vélo-​route s’animait aujourd’hui. C’est le cas de Boris qui pratique le cyclisme sur piste depuis main­te­nant douze ans : « Je suis toutes les courses à la télé, surtout les clas­siques flamandes, le Tour de France et le Tour d’Italie. Aujourd’hui la Braderie permet de faire de bonnes affaires et de aussi de faire découvrir le cyclisme, sur piste et sur route. »

Dans le Nord, le cyclisme est sacré et ce n’est pas cet événement qui nous fera dire le contraire. Nous n’avons pas testé pour vous mais la rédaction s’engage à faire une partie du parcours avant la prochaine édition. Alors enfour­chez votre selle et préparez-​vous aux pavés, l’Enfer du Nord, c’est le 12 avril.

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