Les sup­por­ters d’Aston Villa mettent l’ambiance dans Lille avant le match

Lille aux couleurs de Birmingham. Jeudi dernier, la Grand-​Place s’est trans­for­mée en pub à ciel ouvert, à quelques heures du choc des huitièmes de finale de l’Europa League. Entre pintes et hymnes hurlés à l’unisson, quelque 2600 sup­por­ters d’Aston Villa ont investi le centre-​ville, bien décidés à porter leur équipe vers l’exploit face au Losc.

Jeudi après-​midi, à quelques heures du huitième de finale aller de l’Europa League entre le Losc Lille et Aston Villa, la Grand-​Place de Lille est déjà en effer­ves­cence. Environ 2600 sup­por­ters bri­tan­niques ont fait le dépla­ce­ment pour soutenir leur équipe au stade Pierre-​Mauroy. Bières levées, drapeaux bordeaux et bleu sur les épaules, hymnes criés en chœur : les rues et bars lillois résonnent au rythme des chants anglais. Adam, avec un accent immé­dia­te­ment recon­nais­sable de Birmingham, explique la raison de cette euphorie. Entouré de Glenn, Ethan et Dive, ses « mates » et coéqui­piers dans une équipe de football locale, il est arrivé la veille direc­te­ment depuis Birmingham « juste pour voir le match ». Qui supportent-​ils ? « Lille », répond Adam en souriant, avant de se reprendre : « Birmingham évi­dem­ment, Lille n’a aucune chance. » La conver­sa­tion s’interrompt brus­que­ment. Un hymne d’Aston Villa s’élève à quelques mètres et attire l’attention. Un groupe de sept sup­por­ters nous interpelle.

Dive, Adam, Ethan et Glenn sont venus de Birmingham mercredi pour supporter leur équipe Aston Villa qui affron­tait le Losc au stade Pierre-​Mauroy. ©Noémie Bouillé

Venir pour le match… et pour l’ambiance

Bernadette, venue de Bristol, et Rob, ori­gi­naire de Birmingham, tiennent chacun deux pintes « pour faire l’après-midi ». Bernadette est arrivée à Paris deux jours plus tôt pour « jouer les touristes, parce que ce n’est pas tous les jours qu’on a une aussi bonne excuse pour venir en France ». Rob, encore épuisé, est arrivé la nuit pré­cé­dente, en FlixBus, après plus de quinze heures de périple. « Au retour je prends l’avion, je n’ai plus l’âge pour ça », plaisante le sexa­gé­naire. Très vite, leurs amis les rejoignent : Judy, Andy, Sarah, David et Adam. Tous sont venus de dif­fé­rentes régions d’Angleterre. « J’aime beaucoup la France, l’ambiance est bien », raconte Sarah, arrivée la veille depuis le Yorkshire, dans un français presque parfait, avant d’agiter le drapeau des Yorkshire Lions. Un peu plus loin sur la place, Charly et Nathan, 16 et 22 ans, ont eux aussi fait le dépla­ce­ment. Originaires de Manchester, ils ont traversé la Manche en bateau avant de rejoindre Lille depuis la Normandie. « C’est moins cher, expliquent-​ils en riant. Comme ça, on peut se faire plaisir ici. »

Un dis­po­si­tif exceptionnel

La rencontre a été classée à risque par les autorités en raison de la venue d’environ 2 600 sup­por­ters anglais, dont certains ont des anté­cé­dents d’hooliganisme. La pré­fec­ture a instauré un périmètre de sécurité autour du stade, inter­di­sant l’accès aux sup­por­ters sans billet et restrei­gnant la cir­cu­la­tion dans plusieurs axes de Villeneuve‑d’Ascq et de Lezennes. Des contrôles ont été mis en place dans les gares de Lille ainsi que dans le centre-​ville. Police, gen­dar­me­rie et CRS ont été mobilisés pour encadrer les dépla­ce­ments des sup­por­ters et prévenir d’éventuels incidents, des épisodes de violences étant déjà survenus à l’encontre des Britanniques. Malgré l’agression d’un anglais sur une des terrasses de la rue Royale, la soirée a été calme sans aucun grand incident à déplorer. Le match retour, jeudi 19 mars à Birmingham, promet lui aussi une ambiance endiablée.

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