Quand un fait divers inspire la comédie : « Mauvaise Pioche » présentée à Lomme par Gérard Jugnot

Gérard Jugnot est venu présenter son nouveau film « Mauvaise Pioche » (1h32 min) lors d’une avant-​première au Kinépolis de Lomme début mars. Inspirée d’une spec­ta­cu­laire erreur d’arrestation liée à l’affaire Dupont de Ligonnès, cette comédie sortira au cinéma le 1er avril.

Transformer un fait divers très médiatisé en fiction n’est jamais un exercice simple. C’est pourtant le pari de Gérard Jugnot avec « Mauvaise Pioche ». Le 7 mars dernier, l’acteur et réa­li­sa­teur est venu présenter son nouveau long-​métrage au Kinépolis de Lomme lors d’une avant-​première organisée devant plusieurs centaines de spectateurs.

Une erreur judi­ciaire au cœur du film

« Mauvaise Pioche » s’inspire librement d’un épisode réel qui avait fait la une de l’actualité en 2019. Cette année-​là, un Français d’origine por­tu­gaise est arrêté à l’aéroport de Glasgow. Pendant plusieurs heures, les autorités pensent avoir retrouvé Xavier Dupont de Ligonnès, suspecté d’avoir assassiné sa famille à Nantes en 2011 avant de disparaître.

L’annonce provoque un embal­le­ment média­tique immédiat, mais les véri­fi­ca­tions d’identité mettent rapi­de­ment fin au suspense : l’homme inter­pellé n’est pas Dupont de Ligonnès. Il s’agit en réalité d’un simple retraité français de 69 ans du nom de Guy João, sans lien avec l’affaire. Le film reprend ce point de départ. « Je trouvais que c’était une histoire folle, avec un homme ordinaire confronté à un truc qui le dépasse », explique le réa­li­sa­teur à propos du film.

Le rire, c’est comme les essuie-​glaces : ça n’arrête pas la pluie, mais ça permet d’avancer.

Aux côtés de Gérard Jugnot, on retrouve notamment Thierry Lhermitte, Michèle Laroque, Philippe Lacheau, Reem Kherici, Zabou Breitman, Jean-​Pierre Darroussin ou encore Philippe Duquesne.

Un film qui ne fait pas l’unanimité

À la sortie de la pro­jec­tion, nous avons recueilli quelques impres­sions dans le hall du Kinépolis. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les avis sont partagés. « On est quand même très loin du fait divers de départ, je m’at­ten­dais à ce que l’erreur judi­ciaire prenne plus de place », confie Julien, 34 ans, grand fan des « Bronzés ». Camille, 24 ans, pointe de son côté certains choix de mise en scène. « Il y a une scène avec de l’IA, et j’en ai marre d’en voir partout et tout le temps, donc pour moi, ça baisse la note du film. »

D’autres spec­ta­teurs se montrent un peu plus enthou­siastes. « Il y a quand même beaucoup de passages drôles », sourit Martine, 56 ans, venue avec une amie et grande fan de Gérard Jugnot. « Ce n’est peut-​être pas le film du siècle, mais on passe un bon moment », estime t‑elle sous le regard de son amie qui acquiesce.

Pour les autres, rendez-​vous le 1er avril dans les salles obscures pour vous faire votre propre avis.

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