Du 25 mars au 20 juillet, le Louvre-Lens propose une immersion ambitieuse avec Par-delà les Mille et Une nuits. Près de 300 oeuvres retracent les échanges entre Orient et Occident, entre fascination, réinterprétations et regards contemporains.
Après le succès de sa précédente exposition, le musée lensois ouvre un nouveau chapitre avec Par-delà les Mille et Une Nuits. Histoires des orientalismes. Peintures, objets d’art, manuscrits et textiles composent un parcours dense et accessible. Le visiteur est invité à traverser les siècles et les continents : de Paris à Ispahan, de Alhambra au Caire, en passant par Venise ou Alger. Un itinéraire qui met en lumière la circulation des idées, des formes artistiques et des savoirs.
Aux origines d’un imaginaire : Les Mille et Une Nuits
Au début du XVIIIe siècle, Antoine Galland traduit en français Les Mille et Une Nuits. Ces récits portés par la figure de Shéhérazade, marquent durablement les imaginaires européens. Mais l’exposition rappelle que l’histoire est bien plus ancienne. Dès le Moyen-Âge, les échanges entre les rues de la Méditerranée permettent déjà la diffusion d’objets précieux, de techniques et de connaissances. L’Orient n’est pas un bloc figé mais une construction mouvante, différente selon les époques.
Au fil du parcours, le visiteur découvre comment ces influences ont nourri les arts européens. De Molière à Rameau, jusqu’aux peintres comme Eugène Delacroix ou Jean-Auguste-Dominique Ingres. L’Orient inspire autant qu’il est réinventé. Les oeuvres témoignent aussi des stéréotypes qui se sont construits, notamment au XIXe siècle avec les expositions universelles. Entre fascination et fantasme, ces orientalismes sont aujourd’hui interrogé de manière critique.

Des chefs‑d’oeuvre exceptionnels à Lens
Point fort de l’événement : un prêt inédit du département des Arts de l’Islam du musée du Louvre. Plusieurs pièces majeures sont présentées pour la première fois au public, aux côtés d’oeuvres venues de collections françaises et belges. Ces objets racontent leur propre histoire : créations, voyages, réemplois … autant de vies successives qui éclairent leur signification.
L’exposition ne se limite pas au passé. Des artistes contemporains comme Kader Attia ou Zineb Sedira proposent des oeuvres en écho. Leur objectif est de questionner ces héritages, revisiter les récits et interroger notre regard actuel. Avec cette nouvelle exposition, le Louvre-Lens confirme son ambition. Celle de proposer des expositions accessibles mais exigeantes.
Un rendez-vous culturel à découvrir du 25 mars au 20 juillet du mercredi au lundi, de 10h à 18h. Le musée est fermé le mardi. 12€ plein tarif, 6€ pour les 18 – 25 ans et gratuit pour les moins de 18 ans.