Le bar associatif de l’Hybride a rouvert ses portes après une année de travaux. Pour son grand retour, ce lieu culturel se renouvelle avec la première salle de vidéo-mapping des Hauts-de-France
Rue Gosselet se cache un endroit peu connu du public lillois : l’Hybride. Lancé depuis 2007, ce bar associatif est le lieu incontournable des courts-métrages en partenariat avec l’association Rencontres Audiovisuelles. Mais après plusieurs mois de fermeture et de travaux, le lieu aux canapés dépareillés se réinvente. En plus de continuer sa programmation classique de courts-métrages, l’équipe associative a voulu mettre en place un nouveau concept : celui du vidéo-mapping ou l’art de projeter l’image du sol au plafond. Pour Carmen Borey, chargée de communication-presse pour l’association, ce choix était une évidence : « L’association Rencontres Audiovisuelles s’intéresse depuis 2010 au vidéo-mapping comme nouvelle écriture du cinéma et de l’image. Lors du festival Vidéo-mapping dans les Hauts-de-France, on a réussi à obtenir un financement. » Si les séances classiques étaient projetées sur un mur blanc, l’hybride propose un nouveau volet de courts-métrages projetés sur le sol, le mur et le plafond. Pour l’association, ce nouveau format est une extension du cinéma : « Dans le septième art, il faut souvent se réinventer pour le public. Alors le vidéo-mapping est pour nous une prolongation du cinéma, un autre moyen de visionner des images. »

Un projet pensé pour chaque génération
Le commencement du vidéo-mapping se fait en douceur à l’Hybride avec deux programmations de courts-métrages. D’un côté Abysses, une immersion dans les profondeurs de l’océan est proposée pour les adultes et les enfants à partir de huit ans. D’un autre, Les nouvelles fables de La Fontaine est un programme complet de courts-métrages qui invite les plus petits à redécouvrir ces histoires. Si le concept se fait connaître tout doucement par les adultes, les familles elles n’hésitent pas à y aller : « Pour le moment, il n’y a pas eu de mauvais retour sur le vidéo-mapping. Seulement, les enfants courent parfois et perturbent un peu les dialogues. Mais rien de trop dérangeant » avoue Carmen Borey. Après une dizaine de jours depuis la réouverture, l’association observe un engouement pour le vidéo-mapping et s’en félicite : « On est les seuls dans la région à proposer ce concept. C’est vraiment un atout. » Qu’ils soient jeunes ou plus âgés, les Lillois viennent tester cette nouvelle façon de consommer du cinéma. À terme, l’Hybride espère faire de cette salle un véritable laboratoire de création visuelle. Pour découvrir cette nouvelle expérience, rendez-vous à L’Hybride, au 18 rue Gosselet. Les séances de vidéo-mapping, avec Abysses et Les nouvelles fables de La Fontaine, ont lieu les mercredis, jeudis et dimanches, entre le mercredi 18 mars et le dimanche 12 avril, avec des horaires qui varient selon la programmation. Côté prix, il faut compter entre 3 euros et 5 euros la séance, avec des tarifs réduits possibles.