Ce samedi, l’Université Catholique de Lille accueillait le Vintage Festival, un événement festif faisant revivre les grandes icônes du siècle dernier, de Dalida à Johnny Hallyday, en passant par Charlie Chaplin. Organisé par le Campus Créatif, la soirée a plongé les étudiants dans une ambiance immersive, avec des concerts et spectacles inspirés des années 80.
« De toute façon, c’était mieux avant ! » Pour cette nouvelle édition du festival, 100 % étudiant, le Campus Créatif a mis les petits plats dans les grands. Les 700 jeunes mobilisés pour la bonne tenue de l’événement ont proposé un spectacle fantastique mêlant performances artistiques et ambiance folklorique retraçant les plus grandes années de la musique.
Une immersion rétro qui fonctionne
Dès l’ouverture à 17h, les décors rétro qui habillent les murs de l’hôtel académique plongent immédiatement les visiteurs dans l’ambiance. Stand de hot-dogs à l’entrée, Game Boy géante dans l’escalier, spectacles de théâtre d’improvisation dans des salles de cours réquisitionnées : tout est pensé pour faire revivre une époque que beaucoup redécouvrent avec des yeux d’enfants. Des jeux d’arcade ont également été installés au cœur de l’université, rendant l’expérience d’immersion originale et inoubliable. « C’est quand même dingue de pouvoir jouer à Tekken dans une salle de classe. J’adore, c’est vraiment unique », se réjouit Nicolas, étudiant en école d’ingénieur à Lille.

Dans la salle Aula Maxima, habituellement réservée aux cérémonies officielles et aux remises de diplômes, l’ambiance devient électrique. Les bacs de vinyles réchauffent les parois froides du bâtiment, tandis que les spectacles de danse s’enchaînent sous une pluie d’applaudissements et de cris enthousiastes. « Les vinyles intéressent les jeunes aujourd’hui. On le voit à la FNAC, où tous les bacs ont grossi ces dernières années. Ils s’intéressent aux codes du passé », explique Grégory, qui a installé un stand de CD rétro en plein cœur de la faculté.

Un festival qui pense aussi à l’écologie
Si les vinyles ont la côte, ce sont les boutiques de friperies qui ont rencontré le plus grand succès. Installées dans les étages supérieures, elles proposent un large catalogue de vêtements allant des années 60 aux styles des années 80. On retrouve notamment des pantalons exotiques, des cravates multicolores ou encore des maillots de hockeys de l’équipe de la Belgique. « On à trouvé de quoi se préparer pour aller danser. En vrai, on trouve vraiment des ensemble classe à bas prix. Je ne connaissais pas donc je pense que je vais devoir y retourner pour refaire ma garde robe, » jubile Margaux, étudiante en 2ème année en médecine à l’université Catholique de Lille.

Pourtant, tout le monde ne s’arrête pas qu’aux achats impulsifs. Maxime est un étudiant engagé pour la planète. Armée de ses lunettes rondes noires et de son appareil photo, ils utilisent le succès du festival pour présenter ses documentaires aux visiteurs. En échange d’une photo qui rappellerons pour les plus cinéphiles la scène culte du téléphone rouge sur le canapé de Pulp Fiction, il propose au public des maquettes sur le recyclage d’objets usés tout en distribuant du pop‑corn et des objets vintage. « Le thème c’était de lier le vintage à l’écologie. Par exemple, on a un reportage qui s’appelle « Fragment » et qui montre quelqu’un qui fait des plaques de plastiques pour recycler des objets avec des composants usés. Après, ça reste un moment festif donc on distribue des pop-corn, les objets vintages, les photos. »
Roller disco et concerts : le cœur du festival
« Johnny on t’aime ! ». L’ambiance Rock and Roll des années 80 était au rendez-vous, pour le plus grand plaisir des fans en délire. Pour l’occasion, un concert sensationnel de Johnny Hallyday, légende de la chanson française, a été programmé à l’Atrium, devant une foule hystérique qui criait son nom en levant les mains au ciel. Durant le show endiablé du sosie parfait du chanteur, qui a allumé le feu avec sa guitare pendant près de 30 minutes, les étudiants se sont mis à bouger sur la piste de danse. Transformée en piste de roller disco, la salle a vu les étudiants s’inviter dans l’arène. Avec leurs rollers aux pieds, ils ont dansé et chanté, rendant hommage aux soirées disco où l’on dansait le « bump », entre deux cigarettes. Après cette balade musicale, certains chanceux ont pu prendre quelques photos avec Charlie Chaplin, apparu pour l’occasion, pour écouter la voix suave du rockeur français.

De l’autre côté, au niveau de la chapelle de l’Université Catholique de Lille, la voix divine d’Edith Piaf est revenue d’entre les morts le temps d’une soirée. Le concert à la bougie, célébré humblement par son interprète, ému aux larmes au moment de revisiter les classiques de la diva française (La Foule, La Vie en rose), a transformé la soirée en une nuit de souvenirs inoubliables. « C’était la meilleure partie de la soirée. La chanteuse était vraiment très talentueuse. » « Quand j’étais petite, je chantais ses chansons dans les souk d’Algérie. C’était magique, »
résument Johanna et Amina, venues toutes les deux de la région parisienne pour assister à l’événement.

À minuit, une heure qui indique la fin des festivités, les 3 000 festivaliers ont été invités à partir dans le calme. Ils se souviendront d’une soirée riche en couleurs et en émotions, où la joie d’être ensemble, unis par la musique et le pop-corn, a été rendue possible grâce aux talents des organisateurs du « Vintage Festival ».